L’IA ne change pas seulement la façon dont on défend les systèmes d’information. Elle change aussi la façon dont on les attaque. Ces dernières semaines, plusieurs cas ont montré des agents capables d’explorer une infrastructure, d’échouer, de recommencer et de trouver une faille sans qu’un opérateur humain pilote chaque étape. Georges Bossert, CTO et cofondateur de Sekoia, revenait sur l’un d’eux dans une tribune publiée dans Les Echos.
Face à cette asymétrie, demander aux analystes d’aller plus vite ne suffit plus. C’est le point de départ de Sekoia Elevate, que Sekoia vient d’annoncer après une phase d’accès anticipé menée en production.
Le goulot d’étranglement n’est plus la détection
En quinze ans, la filière cyber a fortement progressé sur la détection : plus de télémétrie, de meilleurs outils, plus de renseignement sur les menaces. Mais une fois l’alerte levée, le travail reste largement manuel. L’analyste ouvre l’alerte, interroge plusieurs sources, contextualise un indicateur, formule une hypothèse, la vérifie, puis décide.
Cette boucle consomme l’essentiel du temps des équipes SOC. Et c’est elle que l’IA agentique peut désormais prendre en charge.
Ce que fait Elevate
Elevate est la couche d’IA agentique de la plateforme SOC autonome de Sekoia. Ses agents mènent l’investigation d’une alerte de bout en bout : ils rassemblent les journaux bruts, les détections, le renseignement sur les menaces et le contexte de réponse, croisent ces éléments, puis produisent un verdict argumenté.
Lors de la première semaine d’essai en production, une investigation a pris en moyenne 99 secondes. Un MSSP européen qui utilise la solution sur des centaines de clients rapporte des investigations cinq fois plus rapides.
L’analyste ne reçoit donc plus une alerte à traiter, mais une investigation à examiner.
La confiance ne se décrète pas, elle se vérifie
La vitesse n’a de valeur que si l’on peut faire confiance au résultat. C’est pourquoi la traçabilité est au cœur de la conception d’Elevate.
Chaque investigation garde la trace des requêtes exécutées par les agents et des éléments qui justifient leurs conclusions. Les analystes peuvent comprendre comment le verdict a été établi, repérer les points qui méritent un examen complémentaire, puis le corriger ou le remplacer. Ces modifications sont enregistrées, ce qui facilite l’analyse des incidents et les audits.
Pour Sekoia, c’est une question d’éthique autant que d’efficacité : plus les systèmes deviennent autonomes, plus la gouvernance humaine compte. C’est aussi dans cet esprit que Sekoia a signé l’appel d’OpenAI à une action collective pour la cyberdéfense.
Un système plutôt qu’un modèle
Un modèle d’IA seul ne suffit pas à investiguer correctement une alerte. Ce qui rend un agent utile dans un SOC, c’est ce qui l’entoure : le renseignement sur les menaces, le contexte propre à chaque client, l’accès aux données de sécurité et des processus d’investigation éprouvés.
Elevate s’appuie sur ces briques, que Sekoia construit depuis des années. La plateforme est indépendante des modèles d’IA et ouverte : elle fonctionne avec les outils de sécurité déjà en place chez le client. Pour les organisations européennes, cette ouverture compte : elle évite de lier sa cyberdéfense à un fournisseur ou à un modèle unique.
Retrouvez l’annonce de Freddy Milesi, Building agentic cybersecurity SEKOIA sur Linkedin

L’IA ne change pas seulement la façon dont on défend les systèmes d’information. Elle change aussi la façon dont on les attaque. Ces dernières semaines, plusieurs cas ont montré des agents capables d’explorer une infrastructure, d’échouer, de recommencer et de trouver une faille sans qu’un opérateur humain pilote chaque étape. Georges Bossert, CTO et cofondateur de Sekoia, revenait sur l’un d’eux dans une
